Pour mieux se connaître

Drôle de vocation:

Etudes scientifiques aboutissant à un poste d’ingénieur, deux garçons sportifs dans les bras: mon bagage ne me prédestinait pas a priori à manier le stylo.
Mais grande rêveuse, j’aime me réfugier dans des mondes imaginaires prenant vie sur le papier. Mon besoin d’évasion, mon envie de jouer avec les mots, m’ont poussée, après la rédaction de poèmes et de petites pièces de théâtre quand j’étais petite, à écrire des romans, fabuleux tremplins pour donner vie à quantité d’histoires.


Mini interview pour le dossier de presse:

Quelle place occupent les livres dans ma vie ?
J’ai beau avoir une formation scientifique et exercer le métier d’ingénieur de la navigation aérienne, je suis aussi une grande rêveuse, qui adore lire et écrire. Les livres sont pour moi à la fois une source d’évasion et une source de connaissances, d’échanges, de partage, qu’on apprécie d’avoir sous la main, pour passer un bon moment, ou en cas d’insomnie. Les livres que j’écris, en plus de me permettre de prendre plaisir à jouer avec les mots et de raconter des histoires, me servent de confidents, de détonateurs pour réfléchir à certains sujets qui m’interpellent. Quand j’ai eu besoin d’extérioriser mes angoisses de mère face à la faune humaine parfois impitoyable pour les enfants, j’ai écrit « Coupons tout », qui a été publié en 2019. Dans mon nouveau roman “La Ronde des menteurs”, j’avais envie de m’interroger sur les dangers des mensonges qui se retournent contre leur instigateur. C’est pourquoi j’ai créé une héroïne qui, parce qu’elle a l’habitude de mentir pour se dérober à ses engagements, se retrouve dans la ligne de mire de la police lorsque deux crimes sont commis dans le village où elle habite. La trame de mon histoire s’abreuve aussi à des inquiétudes plus universelles, comme le harcèlement à l’école ou la déplorable pénurie de médecins, que je souhaitais aborder par le biais d’un patient sacrifié par manque de disponibilité, et qui joue un rôle important dans le développement de l’intrigue.

Y a-t-il un lien entre vos personnages et votre vie ?
Mes personnages sont créés de toutes pièces par rapport à l’histoire que j’ai envie de raconter,
témoins dans « La ronde des menteurs » avec la Nathalie affabulatrice, ou la présidente de
l’association qui organise le festival, à la fois dominatrice et envahissante. Ils ne ressemblent à
personne que je connais, même s’il est toujours possible de se retrouver dans un, ou même
plusieurs, de leurs traits de caractère. Je regarde ce qui se passe autour de moi, je puise des idées,
des attitudes, des scènes de vie, puis je mélange, je brode, j’extrapole.

Ce terme d’« extrapoler », qu’on emploie plutôt dans le domaine des mathématiques, nous
ramène à votre côté scientifique. Comment conciliez-vous ce bagage avec votre façon d’écrire ?

J’aime jouer avec les mots, je continue d’ailleurs à rédiger des poèmes, même si l’écriture de
romans me passionne davantage, notamment l’écriture de romans policiers. J’adore en effet
embrouiller les pistes, ce qui reflète peut-être le côté scientifique de mon esprit. L’autre partie, la
rêveuse, la littéraire, intervient pour faire évoluer le récit dans un cadre intimiste. C’est notamment
le cas pour « La ronde des menteurs »: les policiers y restent en retrait et c’est le lecteur qui, aux
côtés de l’héroïne, est amené à s’interroger sur l’identité du coupable, au hasard des indices.

Vous parlez de romans intimistes. Y a-t-il des écrivains qui vous inspirent particulièrement ?
En ce qui concerne le domaine policier, j’adore les romans de Fred Vargas qui font la part belle
aux dialogues, aux personnages et à la poésie. Dans un autre genre, Valérie Perrin est aussi pour moi
un modèle, de par sa plume sensible, réaliste, émouvante, qui donne la parole aux gens simples et
sait si bien raconter des histoires. Je pourrais aussi citer les contes pleins de mystère et de charme de
Marc Lévy, qui se dévorent en un rien de temps: c’est ce charme intimiste d’un livre qu’on ne veut
plus lâcher jusqu’à la fin, tellement on passe un bon moment tout en ayant hâte de découvrir ce qui
va se passer, que j’aimerais partager avec les lecteurs.

Votre « Ronde des menteurs » a pour trame de fond les préparatifs d’un festival multiculturel
réunissant musiciens, acteurs et artistes plasticiens. Est-ce un hasard ou avez-vous puisé dans votre expérience personnelle ?

D’accord, j’écris des œuvres de fiction, avec des personnages sortis de mon imagination et des
situations elles aussi inventées, mais je m’inspire également beaucoup d’événements ayant existé ou
ayant capté mon attention. Le festival qui me sert de point de départ pour mon histoire dans « La
ronde des menteurs » a vraiment eu lieu, dans les rues et les jardins de mon village, j’y ai participé
en tant que bénévole, et cette expérience étonnante a nourri mon imaginaire. J’écrirai peut-être un
jour un roman avivé par mon métier, qui se déroulera dans une Tour de Contrôle, tout en restant
dans le domaine de la fiction, évidemment.

Vous pensez donc écrire d’autres livres ?
J’aime trop écrire, inventer des histoires, des personnages, les faire se rencontrer, interagir, pour
m’arrêter. C’est presque un besoin. Mon métier est principalement technique, ancré dans le
matériel, dans l’action en temps réel, et moi j’ai besoin de créer. Je travaille actuellement sur un
roman où, pour arriver à ses fins, une jeune femme devra apprendre à piéger ceux qui ne prennent
pas la peine de l’écouter. J’ai aussi en tête une aventure dans laquelle le personnage principal
bataillera entre son amour pour son fils et les sentiments mitigés que lui inspire la femme avec qui il
souhaite faire sa vie. Tant que ce besoin d’inventer, de créer, sera présent en moi, je continuerai à
écrire.


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Comme un oiseau sur sa branche:

A l’occasion d’événements particuliers, j’adore inventer des textes, en brodant à partir de mélodies célèbres.

Mon meilleur souvenir? C’était lors de mon mariage, en août 2002, quand j’ai récité d’une voix chevrotante une chanson sur l’air de La Bohème d’Aznavour:

Je vous parle d’un temps qui à juste cinq ans a relié nos mystères
Patrick en ce temps-là, à défaut d’USA, partit en Angleterre.
Et si les vieux vélos qui nous servaient d’autos ne payaient pas de mine
C’est là qu’on s’est connus, lui qui criait famine et moi qui riais dru.


Le mariage, le mariage, çà voulait dire on est heureux
Le mariage, le mariage, pour toute la vie et pas qu’un jour sur deux.


Il voyait les copines comme des entraves câlines dont il n’avait que faire.
Mais moi sur mon vélo changeais ses tabous faux jusque sur la Canebière.
D’Angleterre à Bordeaux, souvent à coups de gâteaux et de mots qui enivrent,
C’est ensemble qu’on veut vivre, même s’il aime fort la mer et moi trop les beaux livres.


Le mariage, le mariage, ça voulait dire plein de compromis
Le mariage, le mariage, pour dire qu’on s’aime pour toute la vie.